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AGAVES

Le projet AGAVES est un recueil photographique, un brin poétique. Il regroupe des images d’agaves en fleurs — les agaves sont en fleurs lorsqu’elles meurent. J’ai donc foulé le pourtour méditerranéen pour les photographier et enregistrer leur ultime instant sur Terre.
Ce projet à pris la forme d’un livre.  

(ENG) This book is a collection of photographs, with a hint of poetry. It documents the agaves americana found in the Mediterranean area.

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Cette Vue Que Je N’aurai Plus

Installation, Photographies & sérigraphie

« Cette Vue que je n’aurai plus » est un projet qui traite de l’expérience que l’on peut faire du temps présent, entre fugacité et élasticité. 

Ce rapport au temps s’exprime à travers des lieux qui sont des motifs de la contemplation par excellence. Toujours dans un rapport physique à ces lieux, que parfois je traverse – comme la montagne, ou que je contemple – comme la mer, dans une certaine idée du sublime. 

Les moments capturés sont parfois fugace. Un ciel calme avant une tempête, les derniers rayons de soleil, autant de moments qui, l’instant d’après ne seront plus.  

Dans ces images, il y a souvent une obstruction à la vue, un voile qui nous gène et qu’on voudrait soulever pour découvrir l’image qui est réellement à voir. Les textes sérigraphiés, écrit comme des Haiku, tiennent aussi ce rôle de rideau occultant par l’image mentale qu’ils créent. Toujours rattachés au présent par les éléments météorologiques et physiques qu’ils contiennent. 

Un va-et-vient s’impose alors entre l’image mentale insufflée par le texte et l’image figurée sur laquelle celui-ci est imprimé. Par cette combinaison, je viens questionner les images sur leur signification et leur représentation.

J’aime l’idée d’avoir un rapport actif face aux images, et ne pas être uniquement dans la contemplation passive. De la même manière, que d’avoir une présence active dans ces lieux et venir ressentir ce qu’il s’y passe.  Lorsque les images suggèrent alors un instant comme suspendu, qui durerait à l’infinie. 

Aller chercher ce que ces images suggèrent, ce qu’elles viennent susciter comme émotions, à quelles sensations nous renvoient-elles. 

Et dès lors, étirer un peu ces instants et venir contrer l’idée que, parfois, le temps nous file entre les doigts.

Vue d’exposition « ici, le temps s’étire » à la galerie Caroline O’Breen. Amsterdam, 2021

Cette vue que je n’aurai plus, 2020

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When the Mountain took the Place of my Father – The Book

Limited editions of 100 books, self-publication by the artist in 2019, 40x27x1,5 cm

« When the mountain took the place of my father » est un éloge à mon père à travers la personnification des montagnes, traitées en portrait.
En 2017, nous sommes partis avec ma famille faire le Tour du Mont Blanc, deux ans après le décès de mon père. Pendant 4 jours de marche, j’ai pris en photo les montagnes, les aiguilles et autres sommets qui nous entouraient.
À mon retour, en parcourant les images que j’avais faites, je réalisais qu’en quelque sorte la montagne nous avait guéri. Elle nous avait donné une direction, une voie vers laquelle aller. Ces montagnes se dressaient devant nous, comme des monuments, incarnant peu à peu le portrait de mon père qui, d’une certaine façon, ne disparaîtrait jamais. Faire le portrait d’une figure non-humaine est une manière pour moi d’apprécier différemment l’idée même du paysage, de l’expérience que l’on fait du paysage. Et ainsi, s’approcher alors du concept du milieu, où notre présence et notre ressenti de l’atmosphère deviennent indissociable de ce lieu-là.

(ENG) « When the mountain took the place of my father » is a praise to my father through the personification of the mountains, treated in portrait.
In 2017, my family and I walked the Tour of the Mont Blanc. Two years after my father’s died. During 4 days of hiking, I took pictures of the mountains, summits and peaks that surrounded us.
When I came back and looked at the images I had made, I realized that somehow the mountain had healed us. It had given us a direction, a path to go to. We could eventually move forward.
These mountains were standing in front of us like monuments, gradually embodying the portrait of my late father who, in a way, would never disappear.
For me, portraying a non-human figure is a way to deal with the idea of Landscape – the experience of landscapes. In a different way, it is to get closer to the concept of the milieu, where our presence and the feeling of the atmosphere become inseparable from that place

“This is about my father.
This about the mountain
— The idea of Sublime.

This is about feeling alive after facing death.

This is about something tough to reach.
This is about preserving and triggering memories.
—The idea of the impossible”

Ici, le projet complet

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When the mountain took the place of my father

Photographs & Silkscreen, 2017-2019

« When the mountain took the place of my father » est un éloge à mon père à travers la personnification des montagnes, traitées en portrait.
En 2017, nous sommes partis avec ma famille faire le Tour du Mont Blanc, deux ans après le décès de mon père. Pendant 4 jours de marche, j’ai pris en photo les montagnes, les aiguilles et autres sommets qui nous entouraient.
À mon retour, en parcourant les images que j’avais faites, je réalisais qu’en quelque sorte la montagne nous avait guéri. Elle nous avait donné une direction, une voie vers laquelle aller. Ces montagnes se dressaient devant nous, comme des monuments, incarnant peu à peu le portrait de mon père qui, d’une certaine façon, ne disparaîtrait jamais. Faire le portrait d’une figure non-humaine est une manière pour moi d’apprécier différemment l’idée même du paysage, de l’expérience que l’on fait du paysage. Et ainsi, s’approcher alors du concept du milieu, où notre présence et notre ressenti de l’atmosphère deviennent indissociable de ce lieu-là. 

(ENG) « When the mountain took the place of my father » is a praise to my father through the personification of the mountains, treated in portrait.
In 2017, my family and I walked the Tour of the Mont Blanc. Two years after my father’s died. During 4 days of hiking, I took pictures of the mountains, summits and peaks that surrounded us.
When I came back and looked at the images I had made, I realized that somehow the mountain had healed us. It had given us a direction, a path to go to. We could eventually move forward.
These mountains were standing in front of us like monuments, gradually embodying the portrait of my late father who, in a way, would never disappear.
For me, portraying a non-human figure is a way to deal with the idea of Landscape – the experience of landscapes. In a different way, it is to get closer to the concept of the milieu, where our presence and the feeling of the atmosphere become inseparable from that place.

“This is about my father.
This about the mountain
— The idea of Sublime.

This is about feeling alive after facing death.

This is about something tough to reach.
This is about preserving and triggering memories.
—The idea of the impossible”

Here, the book about this project

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Missing Mountains

Analog photographs, 2018

En octobre 2018, je me suis rendu dans les montagnes Suisses en quête de sommets montagnards,
mais à la place, je suis tombée sur un épais brouillard.

(ENG) In October 2018, I went to Switzerland to shoot mountains, but instead I found a very dense fog.

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Mountain Portrait

Analog photographs, C-print, 100×66 cm,  2018

La première fois que j’ai pris une photo de montagne, c’était en 2014. C’était l’hiver, et il faisait très froid. Je me tenais juste au bord du précipice. 

Une épaisse couche de neige recouvrait les sommets du massif des Écrins, dans les Alpes du Sud, en France. C’était une image à la fois douce et voluptueuse, et incisive en même temps. 

Un océan de poudreuse vierge écorché par la roche inhospitalière. 

Depuis cet hiver là, je n’ai jamais cessé de prendre des photographies de montagnes. Chaque année, en été, automne ou hiver, je retourne là haut pour compléter et faire grandir ma collection. Qu’est ce qui me fascine tant dans ces montagnes ?

Plus tard, en 2017, je fais une partie du tour du Mont Blanc à pied. Pendant 5 jours, nous marchons et grimpons sous un soleil de plomb. Et du haut de ses 4 810 m, cette immense montagne nous observe. Sans que son sommet ne soit toujours visible, une arête, une aiguille est toujours là pour nous guider. A chaque étape, à chaque nouveau col que je franchis — non sans peine — je découvre une autre facette du Toit de l’Europe.

L’envie de faire des portraits de montagnes a dû surgir à peu près à ce moment là. Je crois que c’est une manière d’appréhender, non plus le paysage, mais l’idée de la montagne, l’expérience que j’ai pu et continue à en faire. Je photographie chaque point que je vais atteindre, puis je me retourne, pour prendre l’autre versant, et ainsi tenter de capturer ce qui semble insaisissable. 

(ENG)  It was winter 2014, and this was the first time I took a photograph of a mountain. It was very cold. I was standing at the cliff’s edge.
The Massif des Écrins, in the French Alps, was covered by a thick layer of snow; the image was very sweet, voluptuous, and sharp at the same time. It looked like an ocean of untouched snow ripped by the rock.

I never stopped taking photographs of mountains since this winter. Since then, every year, I went back there to add pictures to the library I started. What’s fascinating about mountains?

A few years later, in 2017, I’ve hiked around the Mont Blanc; during 5 days the sun was almost burning. Every time I passed over ridges, I discovered a new face of the “Top of the Europe”.

How can I grasp and appreciate the idea of mountain? To be on the mountain surrounded by such a grandeur?

It might be at this time that the idea of portraying a mountain popped-up to my mind. To me, this might be a way to embrace the idea of mountain and the experience you can have up there. I photographed each peak I was about to reach, and then, I turned myself back facing the other side and shot it. I tried to capture which seemed to be elusive.

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M i l i e u *

Booklet, hand binded, editions of 30, 20x26x1,5 cm, 2018

Le mot milieu signifie une chose et son contraire : le milieu de quelque chose, mais aussi une globalité, un entourage.
On parle aussi de milieu pour désigner son environnement, la façon dont on perçoit son environnement.

Quand je suis arrivée en août 2017, c’est la première fois que je venais à Amsterdam. Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, de ce que j’allais y trouver.

Comment découvrir un endroit, une ville dans laquelle nous sommes jamais allé auparavant ?
Comment faire des images de cet endroit, sans en faire un « cliché » ?

Des endroits qui me rappellent d’autres endroits.

(ENG)  In French « milieu » means the way you perceive the environment, and surroundings.
It also means two contradictory things at the same time: the middle of something, and something entirely as well.

I arrived in Amsterdam in August 2017.
I had never been there before. I had no clue what I was going to find and experience over there.

How to discover a city you’ve never been before?
How to make picture of a new place, without making a cliché of it?

They are all places that remind me of others.

Full series

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Incidences

Project Incidences, 2016-2018

Incidences, silver print contact on Baryta paper, 11x15cm, 2017

L’idée de départ était de réaliser des images à partir d’une litophanie : une technique du XVIIIe siècle qui permet de créer des images en bas-relief sur de la porcelaine grâce à un système de rétro-éclairage.

J’ai décidé d’adapter cette technique à l’imprimante 3D. Je crée donc un échantillon pour tester la transparence de l’objet (petite cible PLA blanche, 4 niveaux d’épaisseur). En testant l’objet, je trouve un intérêt singulier pour le fil qu’il produit, une fois agrandi. L’idée est de réaliser des images à partir de cet objet par impression argentique.

Le processus de vérification est en cours : impression par contact, puis par agrandissement. L’accident sur l’objet (une déchirure) ouvre le champ des possibles : l’objet de vérification devient l’objet d’expérimentation. Nous entrons dans la matière, nous découvrons un paysage. L’échelle est brouillée.

Les images ont des statuts différents : recherche d’un signe (petit format), recherche d’un paysage (moyen et grand format).

(ENG)  The initial idea was to make images from the litophane : eighteenth century technique that produces bas-relief images on porcelain with a back-lighting system.

I decided to adapt this technique to the 3D printer. Therefore, I create a sample to test the item’s transparency (small white PLA target, 4 levels of thickness). By testing the item I find a singular interest for the thread it produces, once enlarged. The idea is to make images based on this item by silver-based printing.

The verification process is on its way : contact printing, then enlargement. The accident on the item (a tear) opens the possibles field : the verification item becomes the experimentation item. We enter the matter, we discover a landscape. Scale is muddled.

The images have different status : search for a sign (small format), search for a landscape (medium and large formats).